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Spider-Man est la 4e série de comics exclusivement dédiée à l'Homme-Araignée.
Créée en 1990, elle a connu 155 numéros (98 + 57 de relaunch) plus divers numéros spéciaux, avant de s'arrêter en 2003 pour faire place au revival d'un autre titre.
Originellement surnommée Adjectiveless Spider-Man ou Self-titled Spider-Man (par opposition aux autres séries dont le titre incluaient toutes un qualificatif), elle est renommée Peter Parker: Spider-Man à partir de 1997.

Histoire éditorialeModifier

Spider-ManModifier

Spider-Man (comic-book) 01

En 1990, le dessinateur Todd McFarlane fait les beaux jours de la série The Amazing Spider-Man depuis deux ans quand, frustré de ne faire qu'illustrer les histoires écrites par un autre, il envisage de quitter Marvel pour pouvoir écrire lui-même. Son éditeur décide alors de créer un quatrième mensuel Spider-Man (après Amazing, Spectacular et Web of Spider-Man) où il pourra s'essayer à l'écriture du scénario en plus du dessin.

À cette époque, la popularité de l'auteur est telle que le premier épisode bat tous les records de vente.

Les cinq premiers numéros forment la saga Tourments, où il rend les personnages du Lézard et de Calypso plus inquiétants que jamais, puis il signe un diptyque consacré au Super-Bouffon et à Ghost Rider.

Après une nouvelle saga en cinq parties (Perceptions, avec Wolverine et Wendigo) et un autre diptyque consacré cette fois à Morbius le vampire vivant, McFarlane revient à son envie première et quitte Marvel pour aller fonder Image Comics avec plusieurs autres auteurs vedettes.

Assez ironiquement, le successeur de McFarlane sur cette série se trouve être Erik Larsen, qui était déjà son successeur sur la série principale, et qui suivra le même chemin en partant lui aussi fonder Image après la saga en six parties La Revanche des Sinistres Six (où il est lui aussi à la fois scénariste et dessinateur).

Notons que le #24 est un tie-in à La Guerre de l'Infini et que le #26 marque le 30e anniversaire du personnage avec une pagination augmentée.

À ce stade, la série devient un espace où différentes équipes se relaient pour conter des histoires en deux ou trois parties :

  • Don MacGregor et Marshall Rogers signent Mon royaume pour une arme (#27-28).
  • Ann Nocenti et Chris Marrinan mettent en scène le retour de Mad Dog (#29-31).
  • Steven Grant et Bob MacLeod livrent Vengeance (#32-34).
  • Les #35-37, constituant des parties du crossover Maximum Carnage, sont écrits successivement par les scénaristes des trois autres séries, et dessinés par Tom Lyle.
  • J.M. DeMatteis et Klaus Janson orchestrent ensuite l'apothéose d'Electro (#38-40).
  • Terry Kavanagh et Jae Lee invitent enfin Iron Fist dans Avis de tempête (#41-43).

À partir du mois suivant, Howard Mackie devient le scénariste permanent de la série, qu'il écrira sans interruption pendant six ans, survivant même au relaunch du titre en 1999. À ses côtés, Tom Lyle devient le dessinateur attitré de la série.

Après le crossover Poursuite qui touche les quatre séries Spider-Man, la saga en 4 parties La Fureur d'un homme désespéré mène la série à son #50, anniversaire marqué par une pagination double.

C'est à ce moment que débute la Saga du Clone, enchevêtrement de mini-crossovers impliquant chacune des séries Spider-Man.
Dans un premier temps, Spider-Man (conjointement à Web of Spider-Man) se concentre sur le personnage de Ben Reilly / Scarlet Spider pendant que Amazing et Spectacular s'intéressent au sort de Peter Parker, puis la situation réunit les deux Araignées pour des aventures communes.

À l'apogée de Maximum Clonage, Tom Lyle quitte la série, elle-même remplacée durant deux mois par le titre Scarlet Spider, à l'occasion de laquelle c'est John Romita Jr. qui devient le dessinateur attitré de la série.
Pendant toute l'année 1996, c'est Ben Reilly qui prend la place de Peter Parker dans le rôle de Spider-Man, mais suite au désintérêt progressif du lectorat dans l'entrelacs de crossovers, Marvel décide de faire machine arrière quant à sa grande révélation sur l'identité du clone, et c'est ainsi que Ben meurt dans le #75, marqué d'une double-pagination et d'un retitrage de la série en Peter Parker: Spider-Man.

Peter Parker: Spider-ManModifier

Peter Parker Spider-Man 92

En 1997, la série désormais retitrée retrouve son indépendance et propose des histoires mettant en scène de nouveaux personnages comme le super-héros S.H.O.C. ou la famille de Gwen Stacy, mais aussi d'autres personnages plus connus comme Morbius, Le Fléau, le Shocker ou encore le Piégeur.

L'an 1998 marque le retour des crossovers le temps de la saga La Traque / Crise d'identité, où Norman Osborn fait accuser Spider-Man de meurtre et met sa tête à prix. Pour prouver son innocence, le héros adopte quatre nouvelles identités, dont celle exploitée dans la présente série est Dusk, personnage tout de noir vêtu et pouvant se fondre dans l'obscurité.
À la fin de l'année, Le Cinquième Élément et Chapitre final relatent l'ascension et la chute de Norman Osborn, événements qui conduisent à l'arrêt de la série.

Celle-ci aura cumulé cent numéros (dont un "-1" publié dans le cadre du mois Flashback durant toutes les séries Marvel racontaient des histoires situées dans les années 1960, et un "1/2" présenté en exclusivité par le magazine Wizard), auxquels il faut ajouter un Spider-Man Super Special et deux autres Annuals, publiés respectivement en 1995, 1997 et 1998.

Peter Parker: Spider-Man (Volume 2)Modifier

En janvier 1999, Peter Parker: Spider-Man redémarre au #01 (de même que The Amazing Spider-Man, les autres séries étant quant à elles réellement arrêtées).
L'équipe créative reste la même, jusqu'au #19 de juillet 2000. Après cela, Paul Jenkins et Mark Buckingham prennent la relève et donnent un nouveau souffle à la série avec des personnages originaux tels que Type Face, les Mimes ou encore Fusion.
Notons que le #24 de décembre 2000 est un tie-in à l'événement Marvel Maximum Security où la Terre est envahie par de nombreuses espèces extra-terrestres.

Peter Parker Spider-Man (vol.2) 44

À partir de juin 2001, Marvel fait apparaître une double-numérotation sur les couvertures de ses séries relancées, pour satisfaire les fans contrariés par les relaunches. C'est ainsi que le #30 porte également le #128 à titre indicatif.
C'est également à partir de ce moment que les couvertures sont illustrées par le très populaire Humberto Ramos, qui vient d'ailleurs dessiner la saga en quatre parties Cauchemar (# 44/142 à 47/145) juste après un diptyque très remarqué écrit par Zeb Wells et dessiné par Jim Mahfood, intitulé 15 Minutes de honte.
Notons la particularité du #38/136 de février 2002, toutes les parutions de ce mois s'inscrivant dans l'opération 'Nuff Said, dont le principe était de mettre les auteurs au défi de proposer un épisode entièrement muet.

Jenkins et Buckingham quittent la série au #50/148, Zeb Wells écrivant le scénario des quelques épisodes restants. En effet, la série s'arrête au #57/155, remplacée par Spectacular Spider-Man (Volume 2) de Paul Jenkins et Humberto Ramos.

Peter Parker: Spider-Man (Volume 2) aura connu trois Annuals en 1999, 2000 et 2001.

En 2012, Marvel marque le 50e anniversaire de sa figure de proue en ressuscitant ses séries historiques le temps d'un ou deux numéros supplémentaires. C'est ainsi qu'est publié un Peter Parker: Spider-Man #156.1 signé Roger Stern et Roberto De La Torre.


Publication en FranceModifier

Les Éditions Semic décident de consacrer à cette la série sa propre publication, simplement titrée "Spider-Man" conformément à la version originale, dans sa collection Version Intégrale. Ce trimestriel, qui présente quatre épisodes par numéro, inclut vite des extraits d'autres séries, notamment lors du crossover Maximum Carnage, mais reste le foyer principal de la série.

L'épisode 16, formant un crossover avec X-Force, est publié dans son n°3.

Le #24 demeure hélas toujours inédit en VF, de même que les #38-40 consacrés à Electro.

Le #26 anniversaire est proposé dans le Strange Spécial Origines n°280 bis dédié à l'événement.

Dans le cadre de la Saga du Clone, certains épisodes sont exceptionnellement publiés dans Strange et Nova, puis Marvel décide de s'autopublier et met fin à sa collaboration avec Semic. C'est ainsi que Marvel France lance le mensuel Spider-Man où sont publiées ensemble les quatre séries Spider-Man. Seuls les #71 et 92 y manqueront à l'appel, exceptionnellement transférés dans son bimestriel de complément Spider-Man Extra.

Lors du relaunch de 1999, la version française suit la même politique et c'est ainsi que Peter Parker: Spider-Man (Volume 2) est publié dans Spider-Man (Volume 2) (aux côtés d'Amazing Spider-Man (Volume 2)).

Notons que plusieurs sagas ont bénéficié d'une réédition en album :

  • Les éditions Bethy éditent les épisodes de Todd McFarlane sous la forme de trois albums (Tourments, Perceptions et Masques). Ces épisodes seront par la suite réunis dans un colossal album de Panini intitulé Marvel Icons: Spider-Man par Todd McFarlane, mais Tourments et Masques avaient entre temps fait l'objet d'une autre édition dans les collections kiosques Incontournables de Panini.
  • Marvel France consacre trois albums de sa collection 100% Marvel aux premiers épisodes de Peter Parker: Spider-Man (#76 à 87).
  • Succès du Livre / Maxi-Livres réédite pour sa part les 10 premiers épisodes du relaunch, accompagnés de l'épisode de Thor avec lequel le #2 fait crossover, dans le premier volume de sa collection Best Sellers. Le sommaire du volume 4 quant à lui inclut entre autres choses les épisodes 11 à 13.
  • La saga Cauchemar de Jenkins/Ramos (#44-47) est rééditée dans un album du même nom, dans la gamme Marvel Deluxe, aux côtés d'autres histoires de ces mêmes auteurs.

Bien plus tard, dans sa politique de réédition de matériel ancien, Panini Comics France publie une nouvelle traduction de la Saga du Clone, sous la forme de deux albums colossaux, puis fait de même pour Maximum Carnage.

Concernant les Annuals, ils sont intégrés soit dans la même revue que la série elle-même, soit dans son bimestriel de complément Spider-Man Extra. Seul celui de 1998 demeure inédit.
Le Super Special de 1995, formant un crossover avec ses quatre homologues, fait quant à lui avec ceux-ci l'objet du tout premier numéro de Marvel Mega.

Enfin, le #156.1 de 2012 est publié, avec les autres numéros spéciaux de l'opération concernée, dans Spider-Man Universe n°8.